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CyndiePompidou
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Parfois, on a besoin des autres et en premier lieu des membres de sa famille. Le juriste a donc imaginé des solidarités légales, imposées entre membres d'une même famille. Plus les liens sont proches (parents et enfants, époux) plus le rôle de la famille est important. A l'inverse, plus le lien familial se distant, plus l'individualisme l'emporte jusqu'à ce que le soutien, la solidarité, soit confiée à l'état et non plus à la famille (on parle alors de solidarité nationale).
A une époque où les formes de solidarité publique étaient très peu développées voire n'existaient pas, on s'appuyait beaucoup plus sur les familles. Aujourd'hui, cette assistance publique est très développée : il y a toute une série d'allocations que l'on peut obtenir mais ça ne veut pas dire pour autant que la solidarité familiale n'existe plus.
On a déjà vu une illustration de la solidarité familiale quand on a étudié les devoirs des époux (devoir de secours) et aussi dans l'hypothèse d'un divorce avec la prestation compensatoire (pas systématique).
C'étaient déjà deux formes de cette idée de soutien, d'entraide qui peut être attendue entre personnes (qui ont été) proches.
Il existe également une solidarité des héritiers envers le conjoint survivant de la personne défunte.
La solidarité n'existe pas encore pour ce qui est des gens en concubinage (la cour de cassation refuse de raisonner par analogie).
En revanche, il y a matière à développer la solidarité résultant de la filiation, ce qui signifie que peu importe la situation des parents, on va s'intéresser à la solidarité qui peut exister entre parents et enfants (et réciproquement).
En 1804, on imposait des obligations alimentaires qu'au sein d'une famille légitime. Depuis le développement de la famille hors mariage, la jurisprudence a raisonné par analogie et c'est simplement le lien de parenté, de filiation, qui est à l'origine de ces obligations.