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virgi1983
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Avec un peu d'effort, il serait loisible de considérer la dureté des temps économiques pour justifier une telle impopularité. Depuis trente ans, le chef de l'Etat ne bénéficie de l'appui de l'opinion que dans les mois qui suivent son élection, avant qu'il ne s'enlise dans une lutte décevante contre le chômage de masse. Sauf, de manière significative, lorsqu'il perd la réalité de son pouvoir à l'occasion d'une cohabitation. Mais aussi, dans une moindre mesure, quand il remobilise son camp pour l'élection présidentielle et qu'il est de nouveau jugé en comparatif plutôt que dans l'absolu. On se rappelle qu'aussi impopulaire qu'il ait été, Nicolas Sarkozy avait réduit l'écart tout au long de sa campagne, ne ratant la réélection que d'un point et demi.